Myriam Oblanca Leralta

Naturopathe Homéopathe

Cup ou pas Cup ???

Cup menstruelle

Pour ce premier article j’aimerais vous parler de la coupelle menstruelle.

Mais qu’est-ce donc ça ??? Très en vogue au sein de milieux que certains aiment appeler « bobobio » ou « zéro déchets » mais qui ne sont rien d’autres que des groupements de personnes se posant des questions sur leur façon de vivre le quotidien et qui cherchent à devenir des éco-citoyen en diminuant leur empreinte sur l’environnement par leur changements d’habitudes, la réduction des leurs déchets, le recyclage, économie d’énergie, l’échange,…et bien d’autres chose. Pour en savoir plus il y a des tas de sites parlant du mouvement « zéro déchet » très bien documentés il vous suffira de chercher via un moteur de recherche. Pensez à utiliser un moteur de recherche éco-citoyen (http://www.humanite-biodiversite.fr/article/choisir-un-moteur-de-recherche-ecologique-ou-ethique , plutôt que celui de multinationales. Je suis sure que vous trouverez celui qui est en harmonie avec vos valeurs.

La cup ou coupelle menstruelle recueille le flux menstruel au lieu de le retenir. Ecologique et réutilisable pendant des années, elle prend soin de la physiologie des femmes, à condition de respecter certaines règles d’hygiène.

Il est dit beaucoup de choses sur la cup, avantages, inconvénients, dangers, pourtant on en sait bien peu. Un article paru dans l’Alternative santé de juillet/août 2017 écrit par Lucile de la Reberdiere donne l’occasion de faire le point sur ses avantages et ses limites.

En voici un résumé.

-Une femme utilise en moyenne 11000 tampons (± 0.30€)/ protections hygiéniques (± 0.25€) au cours de sa vie. On comprend mieux la démarche « zéro déchet » ! En Europe, aucune réglementation n’oblige les fabricants à communiquer la composition exacte de ces protections car article entrant dans la catégorie des produits de consommation classique et non dans les dispositifs médicaux. Un flou dangereux qui s’appuie sur un tabou à la peau dure que sont les menstruations.

Tampons/serviettes hygiéniques :

Suite à des études lancées par le secrétariat d’Etat à la consommation sur six des grandes marques, ont révélé la présence de dioxine en faible concentration chez chacune. Résidus chimiques qui s’éliminent difficilement, cités par l’OMS parmi les plus dangereux au monde. Elles peuvent interférer avec le système hormonal, affaiblir le système immunitaire et causer des carences. Egalement impliquées dans le développement de l’endométriose. Les résultats ont aussi mis à jour les phtalates (perturbateurs endocriniens), du glyphosate (molécule présente dans le très polémique herbicide Round Up.

Coupelle menstruelle :

Dispositif non médical et donc en vente libre, et c’est tant mieux. Mais sa fabrication est en silicone médical hypoallergénique ou en latex voire en élastomère thermique (matériaux des cathéters) en cas d’allergie. Le tampon est utilisé pour retenir le flux menstruel. Il enferme les muqueuses avec le produit, générant un milieu de culture idéal pour le développement des toxines. La coupelle de par sa forme de cloche insérée dans le vagin ne va ni bloquer ni absorber, mais faciliter la sortie de ce qui est prêt à être évacué. Mais comme toute protection il faut la changer régulièrement, dans ce cas-ci il faut la vider 1 à 2 fois par jour. La coupelle contrairement aux tampons diminue les risques de sécheresse vaginale.

Chocs toxiques :

Maladie rare mais grave causée par un staphylocoque doré dont 20% des femmes seraient porteuses. Généralement combattue par nos anticorps, la bactérie va proliférer et passer dans le sang. Devant la recrudescence des cas en France, des chercheurs de l’université de Lyon ont lancé une collecte nationale de tampons usagés. L’idée : rechercher la bactérie dans le fluide menstruel et mieux comprendre son développement. L’analyse de plus de 700 tampons et coupes a établi qu’aucune des protections utilisées « ne favorise la croissance et la production de la toxine responsable des chocs toxiques ». Bonne nouvelle. Pourtant, d’après une étude qu’ils ont menée en parallèle, deux marques de coupes menstruelles seraient plus favorables que les autres protections à la croissance du staphylocoque doré.

Comme le fait remarquer Audrey Gloaguen (auteur de Tampon, notre ennemi intime, documentaire diffusé sur France 5), dans des propos repris par Elise Thiébaut sur son blog (auteur de Ceci est mon sang : petite histoire des règles, éditions La Découverte), « ces résultats vont à l’inverse de ce que dit la littérature scientifique jusqu’à présent, et à l’inverse de ce que dit le microbiologiste de l’université de médecine de New York Philip Tierno, qui travaille sur ce sujet depuis depuis 37 ans et dont l’expertise est mondialement reconnue ».

En tout état de cause, que ces résultats d’étude soient vrais ou faux, ce qui est en cause ici dans le développement bactérien est l’arrivée d’air, donc d’oxygène, provenant du mauvais positionnement des cup. Le problème est donc plus à rechercher du côté d’un « défaut d’information des utilisatrices ». Selon l’étude, la coupelle ne devra pas être portée durant la nuit, ni au-delà de 6 heures le jour.

Côté pratique :

La taille

L'insertion

Le retrait

L'entretien



Attention : Les conseils prodigués dans cet article ne vous dispensent pas de consulter un praticien en médecines alternatives.

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